À 7h un samedi matin, pendant que les clients des resorts dorment encore après leurs cocktails du coucher du soleil, la plage de Brasilito appartient à une petite flotte d'enfants qui traînent vers l'eau des planches de surf deux fois plus grandes qu'eux. Les planches sont données, rapiécées et aimées jusqu'à l'usure. La joie, elle, est cent pour cent locale.
Le surf comme accroche, tout le reste comme enjeu
L'idée derrière le programme de surf communautaire est d'une simplicité désarmante : l'océan est la seule salle de classe où chaque enfant de cette côte a toujours envie d'aller. Présente-toi à l'école toute la semaine, continue à progresser dans tes notes, et les vagues du samedi — planches, encadrement, fruits et tout — sont pour toi. Le surf est l'accroche ; l'habitude de se présenter est l'enjeu.
“La première chose que le surf vous apprend, c'est qu'on tombe cent fois et qu'on repart à la rame. C'est la leçon. La vague n'est que la récompense.”
À quoi ressemble vraiment un samedi
- 6h45 — les planches sortent du conteneur de stockage communautaire, discussion sur le fart et la sécurité.
- 7h15 — séries dans le shore break pour les plus petits, points de surf pour les ados qui l'ont mérité.
- 9h00 — fruits, eau et nettoyage de plage qui laisse le sable en meilleur état que la marée.
- 9h30 — les plus âgés encadrent les plus jeunes. C'est cette partie-là, tout le monde s'accorde, qui est le vrai programme.
Pourquoi ça compte sur la Gold Coast
Le tourisme a été généreux avec cette côte, mais ses bénéfices ne se répartissent pas équitablement — et les enfants de familles de pêcheurs dans des villages comme Brasilito peuvent grandir à côté d'une économie florissante sans voie d'accès évidente. Des programmes comme celui-ci construisent le pont : les compétences dans l'eau deviennent des emplois (moniteurs, guides, équipages de bateau, maîtres-nageurs), la confiance en soi devient de la réussite scolaire, et la plage reste ce qu'elle a toujours été ici — un terrain commun.
Comment les visiteurs peuvent vraiment aider
- 1Apportez une planche que vous ne surfer plus — les soft-tops et les longboards en particulier. Les compagnies aériennes facturent moins que vous ne le pensez ; le sourire à l'arrivée est inestimable.
- 2Consommez local, donnez des pourboires aux locaux — les cours de surf et les sorties en bateau avec des opérateurs du village gardent l'argent sur ce sable.
- 3Venez un samedi — encourager, ça compte. Demandez avant de photographier les enfants ; le programme sera heureux de vous briefer.
- 4Donnez discrètement — de petites contributions mensuelles pour la cire, les combinaisons et les frais de tournois durent plus longtemps que les grands gestes ponctuels.
C'est la partie de la Gold Coast qui ne figure pas dans les brochures et qui compte plus que tout ce qui s'y trouve. Venez la voir — avec respect — et vous comprendrez cette côte d'une façon qu'aucune voile au coucher du soleil ne peut enseigner.
Demandez des visites qui incluent le côté communautaire de la côte — fait correctement, avec la communauté aux commandes.
Les touristes peuvent-ils faire du bénévolat avec les programmes pour enfants ?
Oui, avec un cadre : les programmes sélectionnent les bénévoles et préfèrent les engagements durables aux passages, surtout pour tout ce qui implique des mineurs. Une matinée d'aide au nettoyage de plage ou à la réparation des planches est la façon la plus facile et honnête d'entrer.
Quels dons sont les plus utiles ?
Des planches soft-top d'occasion, des combinaisons pour enfants, de la crème solaire respectueuse des récifs et des petits fonds non affectés. Demandez d'abord — le stockage est le goulot d'étranglement éternel de tout programme de plage.
Existe-t-il des programmes similaires ailleurs sur la côte ?
Oui — Tamarindo, Avellanas et Nosara ont tous des initiatives de surf communautaire ou de sécurité en mer. Nous mettons en lumière une cause de la Gold Coast chaque semaine dans le journal.
Mis à jour 3 juillet 2026

